Deuxième atelier des défenseur·e·s des droits humains à Saly : protéger celles et ceux qui protègent
Du 10 au 12 mars 2026, J-GEN Sénégal a organisé à Saly le deuxième atelier des Défenseur·e·s des Droits Humains, réunissant société civile, institutions publiques et partenaires.
Du 10 au 12 mars 2026, J-GEN Sénégal a organisé à Saly le deuxième atelier des Défenseur·e·s des Droits Humains, réunissant des organisations de la société civile, des institutions publiques et des partenaires engagés dans la promotion et la protection des droits humains.
Un contexte qui se referme
L'atelier s'inscrivait dans un contexte précis, que ses organisatrices nomment sans détour : le rétrécissement de l'espace civique, la montée des mouvements anti-droits, la désinformation et les menaces croissantes auxquelles font face les défenseur·e·s des droits humains — en particulier les femmes et les organisations féministes.
Cette précision compte. Les organisations féministes ne subissent pas seulement les contraintes communes à la société civile ; elles font l'objet d'attaques ciblées qui portent autant sur les personnes que sur les causes.
Trois jours, quatre chantiers
Pendant trois jours, les participant·e·s ont échangé sur les enjeux liés à la sécurité des défenseur·e·s, à la protection des données personnelles, à la désinformation et aux mouvements anti-droits, ainsi qu'aux cadres juridiques et institutionnels de protection des droits humains.
L'atelier visait à renforcer les capacités stratégiques, juridiques et collectives des défenseur·e·s, à consolider les mécanismes de protection existants et à favoriser une meilleure coordination entre les acteurs.
Des institutions autour de la table
Les discussions ont été enrichies par les interventions de la Commission de Protection des Données Personnelles, de la Commission Nationale des Droits de l'Homme, d'Amnesty International et du Forum Civil.
Ces contributions ont permis de clarifier les mécanismes de recours existants, de renforcer la compréhension des textes relatifs à l'accès à l'information et à la protection des lanceurs d'alerte, et de mettre en lumière les défis persistants liés à la protection des défenseur·e·s.
La présence conjointe d'institutions publiques et d'organisations de plaidoyer dans un même atelier est en soi un résultat : elle transforme des interlocuteurs distants en acteurs d'un dispositif commun.
Un plan d'action commun pour 2026
Les participant·e·s ont élaboré un plan d'action commun pour 2026 articulé autour de quatre axes : la mise en place d'un cadre de concertation national, le renforcement des capacités des défenseur·e·s, le plaidoyer pour l'adoption d'une loi spécifique de protection des défenseur·e·s des droits humains, et le développement de mécanismes d'alerte et de protection collective.
Les recommandations
Au terme de la rencontre, plusieurs recommandations ont été formulées : le renforcement des capacités des organisations de la société civile, l'élaboration de stratégies de plaidoyer concertées, l'amélioration de la protection des données personnelles, et le renforcement de la collaboration entre institutions publiques, médias, organisations de la société civile et partenaires techniques.
L'atelier a également favorisé le partage d'expériences entre organisations féminines et féministes, soulignant l'importance des synergies, du partage d'informations et de la création d'espaces sûrs pour les défenseures des droits humains. Le bilan du trimestre retient comme point fort la participation inclusive des organisations de la société civile.
Cet article s'inscrit dans le programme
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